#Retrouvailles

Bonjour tout le monde,

Ce week-end je suis retournée passer quelques jours dans mon doux sud-ouest. J’aime trier mes affaires quand j’y retourne, à chaque fois je retrouve des choses qui me tiennent à coeur, que jamais je ne jetterais, des souvenirs (comme par exemple des vieux T-shirt « blancs » badigeonnés au marqueur, que je mettais pour les férias de Dax, Bayonne…) qui font remonter le temps.

Cette fois-ci, j’ai trouvé deux articles, que j’avais fait quand je faisais partie de l’équipe de #Feather, un webzine culturel Bordelais. J’ai adoré ces quelques mois passés avec eux. C’était aussi le début de mon grand plongeon dans le monde du journalisme. Et par ailleurs, je suis très heureuse de la notoriété qu’a acquis ce webzine au fur et à mesure des années. Et je suis très contente d’avoir retrouvé ces deux interviews.

La première, c’est l’interview de Sobigraphie. Sobigraphie, c’est le mélange de toutes les choses mignonnes qu’on adorent, déclinées en sacs, tasses, t-shirt… Elle nous envoie une bombe de paillettes, de couleurs et d’amour. Je vous laisse la découvrir dans cet article mais aussi sur son site internet.

La seconde, l’interview des deux fondateurs du groupe de musique : Bengale. Alors Bengale, c’est un mélange de pop musique, de ronronnement et de vérité. Je suis d’ailleurs très heureuse pour eux car je les vois (de loin), grandir de jours en jours. Je vous laisse aussi découvrir ce groupe qui nous emporte dans un autre univers !

Bonne lecture !

Léa

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Sorry but i’m in internship …

Bonjour tout le monde,

Je reviens par ici pour vous expliquer un peu le pourquoi du comment de ma disparition. Je suis en ce moment même en stage pour valider ma deuxième année de journalisme. Je travaille jusqu’au 15 juillet dans une boite de production audiovisuelle, qui produit notamment des documentaires, des émissions diverses, des spot publicitaires, des clips… Et bien d’autres choses !

Je tiens le poste d’assistante de production. C’est moi qui prépare certains tournages, qui m’occupent à organiser ces tournages et qui est sur place pour chapeauter un peu tout le monde lors des captations.

J’ai pu notamment avoir ma première expérience en tant qu’assistante de production cette semaine pour le tournage des « Contes de Tiji ». Je ne sais pas si vous connaissez. Le principe de l’émission : une personnalité vient lire des contes à des enfants, dans une ambiance cosy et grenier. J’ai eu l’opportunité de rencontrer Adeline Blondieau et Elodie Gossuin et ça a été une super expérience, j’ai hâte de recommencer ! Mais ce n’était pas facile tout le temps, surtout quand je devais courir partout pour gérer plein de choses en même temps ! Mais c’est le métier, et j’adore ça. Je m’éloigne un peu du journalisme mais c’est ce que je souhaitais : voir l’envers du décor. Et ne pas me fermer de portes. Le « must » c’est que ça me plait autant.

Je vous embrasse et je vous demande de m’excuser par avance car je vais être moins présente.

Léa

« Elle attendait dehors qu’il dessaoule » / Comparution immédiate au TGI de Nanterre

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Image d’illustration @Anthony Giroud

En comparution immédiate au tribunal de Nanterre, le lundi 25 janvier 2016, Nicolas*, 42 ans, est condamné à 10 mois de prison avec sursis s’il ne respecte pas ses obligations de soins.

Le mois dernier, le 13 décembre, il s’en était pris à sa mère de 75 ans, Joëlle*, lui assénant plusieurs coups au visage, sous l’emprise de l’alcool, qui a provoqué une interruption totale de travail de 8 jours. L’expertise montrera d’ailleurs de nombreuses ecchymoses sur la victime et une fracture des os du nez. « Les photos montrent la violence de la scène, monsieur », s’exprime la Présidente. En entendant les faits, c’est un homme qui baisse les yeux qui se trouve dans le box des prévenus, le visage crispé, cerné et fatigué. Depuis les faits, des expertises ont eu lieu. Nicolas* était bel et bien sous l’emprise de l’alcool avec 0,47 mg par air expiré.

Dans cet appartement de Nanterre, la violence est une routine. « Un voisin exprime même qu’il entendait souvent des cris, des disputes ou des insultes. Il a même vu la scène et le sang sur le visage de votre maman. Les faits de violences sont graves monsieur, mais à un parent encore plus », poursuit la Présidente, fixant le prévenu droit dans les yeux.

Mais le parcours de Nicolas* est parsemé d’embuches. Un frère décédé un an plus tôt à la suite d’un cancer, une sœur qui d’après lui veut voler l’héritage, et un père qu’il n’a pas connu, c’est très tôt que Nicolas* cède à la tentation de la drogue et l’alcool.

Des addictions qui l’ont poussé à la violence

Héroïnomane de 2005 à 2013, Nicolas* plonge petit à petit dans une tournure de vie difficile. Son enfance n’est pas mieux : une mère alcoolique et parfois violente n’ont pas arrangé son état. L’expert envoyé par le tribunal a décelé une personnalité Borderline chez le prévenu, un alcoolisme certain et une peur de l’abandon. Mais pas de tendance psychotique. « Vous souffrez de polytoxicomanie, de trouble de la personnalité, mais c’est curable si vous avez accès à une prise en charge » explique la Présidente d’après les conclusions de l’expert.

Conclusions qui ont aussi décelé qu’au moment des faits, le discernement du prévenu pouvait être altéré par les substances ingérées. A l’époque, Nicolas* boit plus de 10 cannettes de bière par jour. « Je regrette, j’étais alcoolique mais j’ai arrêté depuis ma détention provisoire » rétorque-t-il à la Présidente. Et à la question « Est-ce que vous avez honte », le prévenu répond, tête baissée, tristement et l’air perdu, d’un petit « oui ».

Une peine moins lourde que celle demandée

D’après le contexte évoqué par la Présidente de la 16 ème chambre, la procureure de la République poursuit l’audience par ses réquisitions. « Il a dit qu’il l’avait frappé pour se calmer. Qu’un jour, elle passerait par la fenêtre », explique-t-elle, en évoquant sa culpabilité des faits qui lui sont reprochés et demande 12 mois de prison avec 8 mois de sursis, une mise à l’épreuve de deux ans ainsi qu’une obligation de soins et de travail.

L’avocat se lève : « Mais ce n’est pas un délinquant d’habitude madame la présidente, il a eu une enfance malheureuse et il a réellement besoin de soin

La Présidente a tranché et Nicolas* s’en sort avec le devoir de finir sa détention provisoire, 10 mois de sursis et une obligation de soins. Verdict qui n’a pas plu au prévenu qui est parti en déchirant sa feuille sous le regard de la cour.

 

 

Léa

*Les prénoms ont été modifiés par souci d’anonymat. 

 

Journaux arabes : la difficile transition numérique

Les deux jours d’atelier 4M, qui prenaient place dans la capitale jordanienne, ont fait ressortir les nombreuses difficultés auxquelles sont confrontées les rédactions des journaux arabes. Quelles sont les méthodes qui fonctionnent ?

« C’est à cause des journalistes que c’est si difficile de passer au numérique. »
Cette phrase, presque tous les participants du séminaire l’ont prononcée. La transition sur le web est difficile à avaler pour les journalistes : pour eux, le papier, c’est sacré. Ils refusent d’écrire exclusivement pour le web, qu’ils jugent moins sérieux et moins noble que le papier. Philippe Laloux, rédacteur en chef adjoint du quotidien belge Le Soir, pense avoir la solution : les journalistes doivent arrêter de penser à la forme de leurs papiers. Il préconise même de séparer le travail, avec des journalistes reporters et des journalistes éditeurs. Les reporters seraient seulement chargés d’écrire des papiers les plus complets possible et les éditeurs auraient la mission de publier le tout, en mettant en forme et en sélectionnant les informations en fonction du support. Ainsi, la forme oubliée, les rédacteurs seraient moins rebutés par le web. Il faut vendre un service d’information, plutôt que des informations.

Le web fonctionnant en continu, les journaux sont forcés d’adapter leurs contenus. Le papier devient un espace d’analyse plutôt qu’un espace d’informations. C’est aussi l’un des challenges des médias arabes : la langue écrite est différente de la langue parlée, et le langage web se rapproche de celui que l’on parle. C’est donc difficile pour les journalistes de renoncer à l’arabe écrit, pour s’adapter au web.

 Le mobile : l’avenir ?

Toutes les rédactions n’ont qu’un mot à la bouche : le mobile. Le mobile pour communiquer au sein de la rédaction, le mobile pour diffuser l’information, le mobile pour obtenir des informations… Les médias du monde arabe misent tout sur ce gadget devenu indispensable.

« Il faut faire des sites internet mobile-responsive. »
C’est le leitmotiv des rédactions. Pour certaines d’entre elles, les consultations mobiles représentent 70% des consultations totales. Créer du contenu adapté est donc devenu primordial. Et pas seulement pour le contenant. Les utilisateurs mobiles passent rarement plus de dix secondes sur les sites internet, il faut donc pouvoir donner l’information en un minimum de temps et également donner envie de rester sur le site.

Les rédactions s’emploient donc à former leurs journalistes pour la création de contenu multimédias (vidéos, sons, images…).

Pour attirer le lecteur vers les sites, de nombreuses rédactions ont choisi de faire appel à des community managers : ils sont chargés de partager les vidéos, articles et autres contenus sur les réseaux sociaux. Pour donner envie, ils ont recours à des techniques marketing et changent souvent les titres des articles. La méthode qui fonctionne paraît être celle de la question, qui donne envie au lecteur d’en savoir plus. Et dans les journaux sérieux, on fait attention à ne pas utiliser de titres mensongers.

Le mobile est en tout cas probablement le meilleur moyen pour les rédactions de parvenir à rentrer dans leurs frais et continuer à générer des biens.

 L’organisation pratique : un réel défi

Une bonne partie des journaux présents lors du forum avaient une rédaction web séparée physiquement de la partie papier. Par choix ou souvent par manque de place, de moyens, ce type d’organisation nuit généralement au bon fonctionnement du journal : la séparation accentue le problème de hiérarchie entre le web et le papier.

Pour les autres, la réorganisation a pris du temps. Certaines rédactions ont deux rédacteurs en chef, un pour le papier et l’autre pour le site internet. Cette solution a l’avantage d’empêcher les journalistes de travailler deux fois : une fois pour le journal imprimé, l’autre pour le site web.

Pour les rédactions, il est difficile de créer un lien entre les deux pôles : n’ayant jamais travaillé ensemble, les acteurs ont du mal à faire équipe. Pourtant, au Soir, la réunion semble fonctionner. Tout le monde se trouve dans le même open space, de manière à pouvoir communiquer.
Car Philippe Laloux le rappelle, si on veut que la transition fonctionne, le maître mot est communication. Mais, même Le Soir, qui semble pourtant avoir trouvé la méthode, s’inquiète encore de la manière de sauver le papier, tout en assurant financièrement sa présence sur le web.

Léa & Constance

Une population mise à l’écart

@Archive 2014

Depuis presque deux ans, une population Rom s’est installée dans le quartier de la gare entre Boissy-st-léger et Bonneuil (94). Ce camp compte plus de 300 personnes y habitant dans un environnement inadapté.

Au croisement de la N19 et de la N406 rejoignant Boissy-saint-léger et Bonneuil dans le Val de Marne habite une communauté Rom qui ne passe pas inaperçu. Entre le magasin de bricolage Leroy Merlin et la station de lavage, c’est plus de 300 personnes qui s’entassent dans un camp fait de déchets et de tôles. Ils vaquent à leurs occupations dès le petit matin, les hommes vont revendre de la ferraille, leur presque seul revenu et les femmes font des tâches ménagères, la lessive, le repas et s’occupent de leurs enfants.

La quasi-totalité des enfants ne sont pas scolarisés et ne parlent que très peu le français, comme leurs parents, qui ne trouvent pas de travail. « Je cherche du travail mais je n’en trouve pas à cause de ma nationalité. On n’a pas d’argent alors on revend de la ferraille et on fait la manche » confie Maria timidement et dans un français peu correct.

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Ce camp n’est pas l’exception. En France, plus de 400 000 Roms ont été recensés en 2014 et tous vivent dans des conditions de grande pauvreté. Le leur est composé de petites maisons faites avec des morceaux de bois, de tôle, de tissu parfois. Ils se déplacent en camionnette pour transporter la ferraille, mais la plupart du temps c’est à bord de petits vélos qui trainent des carrioles de bric-à-brac ou à pied que cette population sort de son nid. De grands tas de déchets, de vêtements, de matériaux, de choses qui fonctionnent ou pas, sont éparpillés partout dans le camp. « On vis mal ici, mais on a tout ce qu’il faut, on peut manger, on n’aime pas qu’on vienne nous déranger, on a toujours peur de l’expulsion », poursuit Maria. L’expulsion, ces gens connaissent, ils ont déjà été forcés de partir de Boissy en 2014, puis sont allés non loin, vers Choisy-le-roi où ils se sont aussi fait expulsés, et ont décidé de revenir. « Nous on veut juste travailler et que nos enfants aillent à l’école ».

Regroupés dans ce camp, on peut voir les enfants jouer au ballon, faire du vélo, les mères de famille allaiter leur bébé, préparer le feu pour griller quelque chose à manger, les hommes rentrer avec leur carriole remplie d’un tas de choses plus ou moins utiles. Les femmes tentent de travailler au camp avec les moyens qu’ils ont. L’une prépare quelque chose pour ses enfants dans une casserole trouée et cabossée, le linge est étendu sur des barrières en tôles, des grillages, l’eau est récoltée au seul point d’eau mis à leur disposition : un tuyau d’arrosage. Ces populations vivent dans une insalubrité certaine et c’est un danger pour tout le monde. « Je travaille ici pour le département depuis une semaine chaque jour, dit Sekou, un agent d’assainissement du Val-de-Marne, et c’est un réel danger pour eux et pour moi, je suis obligé de faire très attention car je dois manipuler les plaques d’égout et les enfants courent partout, j’ai toujours la boule au ventre de savoir si l’un d’entre eux ne va pas se blesser avec mon travail… Mais ils ne me dérange pas du tout, on parle parfois, ils viennent observer ce que je fais, ils sont vraiment gentils et ne font aucun mal ».

                                                                                                       Léa

Daesh : Un recrutement de haut niveau

L’Etat Islamique ne cesse de s’épandre dans le monde, et des nouvelles recrues le rejoignent chaque jour. Ces personnes sont recrutées minutieusement, le plus souvent sur les réseaux sociaux, généralement par les « femme-daesh », et répondent tous à certains critères précis.

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Depuis quelques années, l’Etat Islamique (EI) est en essor total, d’abord par une propagande massive mais aussi, en recrutant de plus en plus d’occidentaux pour les attirer « vers un monde meilleur, vers une vie dictée par Allah, pour devenir des personnes meilleures », prônent les sites internet de l’EI. Les recrutements se déroulent en plusieurs temps. Tout d’abord, les possibles candidats sont repérés la plupart du temps sur les réseaux sociaux. Ce sont souvent des jeunes personnes, qui se questionnent sur la vie et sont parfois fragiles, désorientées.

Facebook est le réseau social le plus touché par ces web-recruteurs. Plusieurs journalistes se sont d’ailleurs prêtés au jeu dans le but de reportages, afin de découvrir le déroulement de ce cyber-recrutement. C’est le cas de Maud Descamps, journaliste pour Europe 1, qui a étudié le sujet et a pu interviewer un homme qui s’est engagé pour le jihad « Sur les pages Facebook que j’ai consultées, dit-il, il y a des appels très clairs à rejoindre les rangs des jihadistes, certains expliquent même que c’est très simple car tout est pris en compte par les groupes armés : le logement, la nourriture. Bref, de vraies annonces pour un « tourisme du jihad ». Et tout cela grâce au contact via les réseaux sociaux. Gurvan Kristanadjaja a lui aussi publié un article sur l’Obs. Article très complet puisqu’il raconte une histoire, grâce à des illustrations mais surtout grâce à une enquête précise qu’il a mené. « Désormais, sur Facebook, je m’appelle Ayoub. Je veux vérifier une intuition : peut-on vraiment entrer en contact avec des jihadistes sur Facebook ? Depuis plusieurs semaines, les médias alimentent volontiers l’idée que le recrutement se fait sur les réseaux sociaux. Je veux m’en assurer », est son introduction. Verdict, après quelques jours sur facebook avec sa « nouvelle identité », il en arrive à la conclusion qu’il est simple de rejoindre le mouvement de l’Etat Islamique et encore plus aujourd’hui grâce aux réseaux sociaux.

Mais les réseaux sociaux ne sont pas les seuls pions dans le recrutement des nouveaux combattant pour rejoindre l’Etat Islamique. En effet, les « femmes-daesh » jouent un rôle très important dans ce cercle. Slate.fr a dévoilé en mai 2015, lors d’un raid américain qui visait Abou Sayyaf, le ministre du pétrole de l’EI, que la veuve de ce dernier avait une position bien définie au sein de l’organisation. « Umm Sayyaf n’avait pas formellement de position au sein de la hiérarchie de l’organisation mais ses responsabilités officieuses étaient nombreuses. Le réseau qu’elle animait au sein du groupe était chargé de recruter des femmes, d’accumuler des renseignements et d’organiser l’esclavage sexuel dans le califat ». Le rôle de ces femmes a de plus en plus d’impact dans l’EI. Alors que la Charia leur interdit de travailler, elles participent (à leur niveau) à l’organisation du mouvement. « Les femmes sont très actives sur le recrutement via internet. Elles ont un rôle d’incitation de femme à femme », détaille David Thomson, journaliste pour RFI et spécialiste du jihadisme. Ce sont de vraies chasseuses de têtes qui sont pour la plupart, à l’origine d’un large réseau d’esclavage sexuel. Plus de 5000 femmes seraient entre les mains de Daesh, dont un bon nombre originaires de la communauté Yézidie.

Le mouvement de l’Etat islamique grandit de jour en jour et ce, dans le monde entier, en trouvant divers moyens pour recruter de nouveaux combattants à chaque coin du monde, à travers les réseaux sociaux et grâce aux femmes-daesh. Mais si ce cyber-recrutement ne cesse d’évoluer, il est très compliqué d’y faire face, comme l’explique Gilbert Ramsey, spécialiste des réseaux islamistes et d’internet : « Ce n’est pas le contenu qu’il faut viser pour lutter contre la propagande en ligne, mais ceux qui la propagent et il n’y a pas d’algorithme pour définir qui va faire des appels au jihad en ligne ». La censure est alors presque impossible.

Léa